UJCB/ Nord : Floby, faso Kombat et son Excellence Gérard pour "la grand-mess"

Pour clore ses activités d’accompagnement et de développement de la culture, la section Nord de l’Union des journalistes culturels du Burkina (UJCB) a offert sur le même plateau un cocktail de grosses pointures de la musique et de l’humour burkinabé, à savoir Faso Kombat, Floby et son Excellence Gérard. Ils ont au cours de cette nuit du dimanche 25 juillet 2010, au dancing de l’Amitié de Ouahigouya, confirmé tout le talent qu’ils ont, sous l’air édifié de la marraine de cette activité, Madeleine Nomtondo Ouédraogo, présidente de l’Association Koom.
Dimanche 25 juillet 2010. Il est 21 heures. Le dancing de l’Amitié est déjà bondé. Arrivés en retard, des centaines de spectateurs se sont prostrés devant la porte, attendant un éventuel espoir de pouvoir pénétrer l’intérieur. Beaucoup resteront dehors à ruminer leur infortune. Les filles se sont apprêtées, la file d’attente exhale de multiples parfums. Le service d’ordre, assuré par des ‘’éléments’’ de la gendarmerie, est sur les dents, d’autant que la marraine, Madeleine Nomtondo Amsétou Ouédraogo, doit venir. Elle non plus ne veut pas rater l’humour décapant de son Excellence Gérard et des mélodies exquises de Floby et de Faso Kombat.

Ce soir, l’événement est de taille. Les fans connaissent tous leurs morceaux par cœur, ils connaissent tous leurs clips.
Le sosie du président en lever de rideaux. Avec l’humour qu’on lui connaît, il enflamme la salle. Quant Gérard tient son public, l’heure devient grave. Avec cet humoriste, l’ambiance est assurée. Puisant son répertoire des faits sociaux de tous les jours, son Excellence séduit et enflamme la salle. Il a bien failli faire oublier les artistes musiciens de la soirée. Failli seulement, car quand David et Malcom sont entrés en piste, c’est le public qui a défailli. Les clameurs montent de toute la salle. Même du côté des officiels, d’ordinaire plus discret. Nul besoin pour Faso Kombat de forcer son talent pour installer l’ambiance. Ils sont déjà chauds comme la braise. Le groupe pourrait même se permettre le luxe de s’affranchir de chanter tant son répertoire est chanté, scandé à la virgule près par une salle survoltée, surtout quant est venue l’heure de ‘’Sali’’, ce morceau joué et rejoué partout dans la cité de Naba Kango. Qu’importe si le son n’est pas parfait. Qu’importe si les micros ne sont pas réglés, le spectacle dépasse ces simples considérations techniques.

En guestar, Floby, la coqueluche de la musique burkinabé. Floby à Ouahigouya dépasse le cadre musical. Il arrive à créer sur scène une symbiose frisant à la limite, l’intimité d’un couple d’amoureux. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est présent sur le podium à tous les concerts organisés par la section des journalistes culturels du Nord. Tout de vert vêtu ce soir-là, il lui a suffit d’entonner ‘’Wedo’’, un tube en featuring avec Faso Kombat, pour surexciter ses admirateurs. Poussé par l’allant de la foule, il a réussi à extirper la marraine de sa place pour une partie de danse. C’est cette ambiance que la soirée a pis fin mais n’ayant fait visiblement qu’aiguiser l’appétit de ce public de Ouahigouya taxé souvent de « difficile à satisfaire ». Des cris et des sifflements fusaient de la foule, tandis que bien escortés, les artistes ont fui pratiquement l’enceinte du dancing.
La marraine, Madeleine N. Ouédraogo n’a pas manqué d’adresser ses hommages aux hommes de média pour leur contribution au développement culturel dans la région du Nord. Elle a promis être prête à accompagner l’union dans ces activités.
Tout en donnant rendez-vous aux mélomanes dans un proche avenir pour une autre jouissance, le président de la section Nord de l’UJCB, Chérif Mamadou Coulibaly, nous a confié planifier d’autres activités culturelles l’année prochaine.